A partir de 20 heures : les groupes :
OPA (orchestre poétique d’avant guerre d’improvisation)
Fierrot le Pou (punk rock glacial)
Ralat’s (punk rock)
Tome A (minimal techno)
causerie, infokiosk, bouffe.
entrée prix libre
A partir de 20 heures : les groupes :
OPA (orchestre poétique d’avant guerre d’improvisation)
Fierrot le Pou (punk rock glacial)
Ralat’s (punk rock)
Tome A (minimal techno)
causerie, infokiosk, bouffe.
entrée prix libre

Présente dans la manifestation contre le sommet de l’OTAN, où elle a porté ses
revendications antimilitaristes au sein du cortège libertaire, la Fédération
anarchiste s’inscrit en faux contre les propos de la ministre des forces de
répression visant à accréditer l’idée qu’elles auraient été débordées . Pendant
douze heures samedi 4 avril, la quinzaine de milliers de personnes qui avaient pu
parvenir sur le trajet n’ont pu accomplir un geste, effectuer un déplacement qui
n’ait été contrôlé par des effectifs policiers supérieurs en nombre (11.000
français, 15.000 allemands) et dotés des équipement les plus modernes en la matière
: aucun manifestant n’a pu échapper aux caméras postées sur les trois hélicoptères
dont le bruit lancinant contribuait à créer une ambiance de guerre, et d’où étaient
projetées des grenades lacrymogènes, pas plus qu’il n’était possible d’éviter la
surveillance d’un drone, ni celle des caméscopes dont se servaient les CRS, Gardes
mobiles et officiers de la BAC. Aucun manifestant ne pouvait s’extraire du parcours
imposé par la préfecture dans la zone portuaire, véritable souricière où tous les
mouvements du cortège étaient prévus et canalisés, avec un départ au milieu d’une
chicane de camions de CRS disposés pour faire un premier filtrage et, probablement,
humilier et provoquer des réactions d’hostilité justifiant l’emploi de la force.
Puis c’est pris en tenailles, littéralement bloqué à l’avant et à l’arrière, dans
une véritable embuscade militaire, que chacun a dû, mains levées, passer devant une
double haie de robocops bien décidés à briser jusqu’au bout le moral des militants
qui ne pouvaient imaginer que la police d’une aussi belle démocratie ne pouvait se
comporter avec autant de morgue, de sauvagerie, et il faut porter au crédit de la
détermination calme des cortèges libertaire et kurde le fait que la fin de la
manifestation ne se soit pas soldée par un affolement général et un bain de sang.
Même après la dislocation, les manifestants n’ont pas eu le choix de l’itinéraire
pour parcourir à pied dans une ambiance de retraite de Russie les dix kilomètres
qui les séparaient du camp de la Ganzau ;les faits sont établis, les policiers
étaient postés à chaque intersection, à qui fera-t-on croire qu’ils étaient en
nombre insuffisant ? La réalité est terrible à admettre, mais il est du devoir
politique de la Fédération anarchiste de dire le vrai : cette manifestation a subi
une lourde défaite ; pis, le combat revendicatif n’a pas eu lieu, tant les slogans
scandés au milieu d’usines désertes paraissaient dérisoires….
Dans ces conditions, la thèse des débordements au pont de l’Europe relève du
mensonge d’Etat, le choix a été fait de sacrifier un quartier défavorisé pour faire
la part du feu, ce choix n’avait d’autre motivation que de justifier la répression
et d’empêcher la population de fraterniser avec les manifestants ; le dispositif
policier était au point, de l’aveu même d’Alliot-Marie, et le maire de Strasbourg,
qui adopte une posture de dénonciation, était dans la confidence depuis le début,
il s’agit donc purement et simplement d’une combinaison cynique dont les habitants
d’un quartier défavorisé, plus faciles à punir et à surveiller que les flux de
capitaux, ont fait les frais, ce qui, à l’évidence, n’a pas suffi à désolidariser
les strasbourgeois des militants.
Pour la Fédération anarchiste, c’est le visage de la guerre des classes dans un
très proche futur qui s’est dessiné à Strasbourg pendant le sommet de l’OTAN, pour
elle, seul un mouvement social généralisé peut vaincre la brutalité policière et
débarrasser la planète des fauteurs de guerre.
Fédération anarchiste, lundi 6 avril.
Le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Strasbourg les 3 et 4 Avril 2009 à été
l’occasion d’une répression et d’une violence policière plus forte que jamais face
à laquelle les militants de la coordination des groupes anarchistes ne peuvent que
s’élever.
Sommet de la guerre contre les populations du monde et de la militarisation
mondiale, le sommet de l’OTAN a aussi été celui de la violence d’État, dans
l’objectif d’empêcher la contestation des guerres menées par les maîtres du monde.
Interventions policières pour décrocher des drapeaux de paix, arrestations
arbitraires de masse (300 le 2 avril, 300 le 4 avril), fichage systématique à
l’arrivée et au départ de Strasbourg, ville en état de siège, utilisation répétée
de tir de flash-ball ainsi que de gaz et de grenades assourdissantes et explosives
dont la dangerosité n’est plus à prouver aux vues du nombre des manifestants
blessés, coups de matraques et jets de pierres par des CRS sur les manifestants
témoignent de la force et de la violence du système répressif mis en place.
Le pire sera atteint dans la journée de samedi ou de nombreux manifestants seront
empêchés de rejoindre le lieu de départ de la manifestation. Blocage de 7000
manifestants en Allemagne, les autres ne rejoindront la manifestation qu’après de
violents affrontements avec la police. Mais surtout manifestation interdite de
fait, malgré le parcours accepté par la préfecture, et cloisonnée dans une rue du
port où les CRS, bloquant le cortège, ont tiré de nombreuses grenades lacrymogènes
et assourdissantes au sein même des manifestants compressés les uns contre les
autres, occasionnant plusieurs blessés. Dimanche la répression continuait aux
abords du village autogéré et la police saisissait l’ensemble des photos et vidéos
prises par des manifestants.
Face à ce déchaînement policier (dont les suites judiciaires ne font que commencer
à l’encontre des manifestants arrêtés), et à cette limitation évidente du droit de
manifester le traitement médiatique ne s’est intéressé depuis 48H qu’aux
destructions matérielles, qu’il a toutes attribuées aux manifestants, relayant
unilatéralement les versions préfectorales.
La /Coordination des Groupes Anarchistes/ dénonce le cran passé par l’État dans la
répression ainsi que le traitement médiatique relevant de la contre information qui
a suivi. Nous réclamons l’arrêt des poursuites contre les manifestants et la
libération des emprisonnés. Une fois de plus la violence contre les personnes est
celle de l’État, des puissants qui, par l’armée et le capital, règnent sur le
monde.
*A bas l’OTAN. A bas le système répressif et sécuritaire !*
le 6 avril 2009
Relations Extérieures de la Coordination des Groupes Anarchistes
L’Etat français qui réunissait à Strasbourg les chefs d’Etat de l’OTAN à l’occasion du sommet de cette organisation au service des politiques impérialistes a tout fait pour que la contestation ne s’exprime pas. Depuis des mois, il s’est efforcé de créer un climat de peur autour de cette échéance et de conditionner la population pour qu’elle accepte le principe d’un état d’exception (création de vastes zones interdites aux manifestant-e-s dans Strasbourg, contrôles incessants, développement de la vidéosurveillance, arrestations préventives, blocage des véhicules des manifestant-e-s sur les routes, …) Mais 30 000 personnes ont bravé ces atteintes au droit de manifester en défilant samedi 4 avril dans la capitale alsacienne pour dénoncer la guerre de l’OTAN en Afghanistan et demander la dissolution de cette organisation criminelle.
C’est ce que n’ont pas supporté les autorités françaises qui ont tout fait pour provoquer les manifestants-e-s en bloquant les accès aux lieux de rassemblement, en supprimant les transports en commun durant deux jours, en attaquant la manifestation à coup de gaz lacrymogène avant même son départ. Ensuite elles ont limité le passage de la manifestation à des quartiers dépeuplés et éloignés du centre-ville, puis ont tout fait pour mettre fin à cette mobilisation en encerclant les participants en les harcelant et en les gazant abondamment.
Alternative libertaire dénonce cette stratégie de la tension qui consiste à mettre une ville en état de siège pour susciter un climat de terreur afin de justifier les violences policières. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner qu’une partie des manifestant-e-s se soient attaqué-e-s à des symboles de l’ordre capitaliste et policier.
Cette démonstration de force digne d’un état autoritaire n’empêchera pas à l’avenir la multiplication des révoltes, des luttes et des grèves contre un ordre qui vise avant tout à renforcer les privilèges d’une minorité de nantis et en faveur d’une société égalitaire débarrassée de l’exploitation, des discriminations et de la domination impérialiste.
Alternative libertaire, le 5 avril 2009
Suite aux violences policières du jeudi 2 avril à Strasbourg, nous apportons nos points de vue et nos témoignages des manifestantes et manifestants victimes des violences policières.
Le 2 avril, à la nouvelle de la mort d’un manifestant au G20 de Londres l’assemblée générale du village alternatif du contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg a décidé d’une manifestation de protestation.
A 15 heure, 1500 personnes environs commençaient à défiler dans le quartier du Neuhof à proximité de la base militaire dans le Neudorf jusqu’au stade de la Meinau. Plusieurs dizaines d’habitantes et d’habitants du quartier du Neuhof se sont joints à cette manifestation. Peu de temps après le départ, la police a commencé à harceler la manifestation en procédant à des interpellations en marge. Une barricade a brièvement été dressée rue des canonniers mais la police n’a réellement attaqué la manifestation que sur l’artère nommée “route du Neuhof”. Certaines maisons du quartier ont été endommagées par des tirs de grenades lacrymogènes de la part de la police.
La manifestation s’est effritée et il n’est plus resté qu’un bloc compact de 300 manifestantes et manifestants encerclés puis arrêtés par la police entre la zone industrielle Eurofret et la forêt du Neuhof.
Apprenant la nouvelle plusieurs centaines d’habitante et d’habitants du village se sont dirigés en cortège vers la zone industrielle pour exiger la libération des camarades. La “legal team” du village a tenté une négociation avec la police, mais celle-ci a tiré sans sommation des grenades lacrymogènes et la foule a reflué vers le village.
Pendant ce temps les 300 personnes ont été maintenues encerclées dans la zone industrielle dans des conditions dégradantes. Des personnes voulant uriner ont été contraintes de le faire alors qu’elles étaient menottées l’une à l’autre par les poignets. Des femmes ont été contraintes d’uriner en public sous les rires et les flash des téléphones mobiles des policiers, heureux de garder un souvenir. Les insultes sexistes et homophobes, et les diverses humiliations, n’ont pas cessées. On a relevé la présence dans ces évènements de membres des brigades anti-criminalité (BAC), des brigades d’interventions, des CRS, des gardes mobiles et de brigades canines.
La police a commencé a transférer les personnes arrêtées à partir de 19h par petits groupes jusque tard dans la nuit. A la fin, la dernière quinzaine de personne arrêtée sur la zone industrielle a été directement relâchée sur place. Pendant ce temps des accrochages avaient eu lieu entre plusieurs centaines d’habitantes et d’habitants du village et la police dans un champ à l’est du village. Tir de flash-balls, tir de grenades lacrymogènes : les affrontements ont duré jusque vers 21h30.
Les personnes transférées ont été retenues dans un commissariat, un gymnase et un bâtiment militaire (hors procédure). La majorité a été relâchée au cours de la nuit. Durant la rétention, les policiers étaient visiblement débordés et déboussolés par l’ampleur de leur propre répression, comme l’atteste les conversations tenues entre-eux.
Au total, sur 268 personnes interpellées, il restait le 3 avril au matin 105 personnes en garde à vue et on déplorait un blessé grave chez les manifestants (trauma crânien).
Les méthodes employées par la police augurent mal de la manifestation contre l’OTAN de samedi. Nous protestons contre les violences policières et affirmons notre solidarité avec les victimes de la répression et la population des quartiers sud de Strasbourg, victime au quotidien de l’insécurité policière.
Strasbourg, le 3 avril 2009, à 14 heure.
Alternative libertaire
Un journaliste du Figaro, en mal de sensations à l’approche du sommet de l’OTAN, pille littéralement Alternative libertaire dans un de ses articles. Copier-coller sans rien comprendre est un procédé de collégien peu studieux : le journalisme policier est pris la main dans le sac !
Bouh que c’est vilain, Christophe Cornevin, journaliste au Figaro, de pomper ses infos sur www.alternativelibertaire.org sans le dire à ses chefs. On prend le risque de dire n’importe quoi pour épater la galerie, et c’est pas joli-joli, même si c’est à la demande du ministère de l’Intérieur !
Dans son article «Strasbourg en état de siège pour le sommet de l’Otan» [ci-dessous], dans Le Figaro du 30 mars 2009, Christophe Cornevin estime que «les manifestants français et allemands pourraient voir leurs divisions décuplées par l’arrivage de militants» venus du monde entier. Et de citer quatre organisations communistes libertaires italienne (la FdCA), canadienne (l’UCL), états-unienne (la Nefac) et sud-africaine (la ZACF), dont il a visiblement découvert (et illico copié-collé) les noms sur l’appel communiste libertaire international publié par Alternative libertaire (AL) il y a quelques semaines, et qui déclare effectivement que l’Otan est un «instrument du capitalisme pour renforcer l’exploitation des travailleuses, des travailleurs et des peuples», comme le reproduit Cornevin sans citer sa source.
En réalité, nous doutons fort que, vu le prix des billets d’avion, le renfort de nos camarades d’outre-Atlantique pourra «décupler» la contestation contre l’Otan. Quant à nos camarades africains, hélas, aucun n’a annoncé son déplacement à Strasbourg à ce jour ! Christophe Cornevin, plus étrangement, est allé glisser parmi ces quatre organisations qui, comme AL, agissent après tout au grand jour, deux groupes armés grec et espagnol dont il est difficile d’annoncer la présence à Strasbourg — et pour cause, puisqu’ils sont clandestins. Au vu de ses méthodes d’investigation, nous doutons que Christophe Cornevin en sache grand-chose, mais après tout pourquoi pas puisque cet article semble lui avoir été dicté par la Direction centrale du renseignement intérieur !
Ayant décidément des sources peu diversifiées, Le Figaro cite encore dans le même texte, mais sans le dire, l’article «Strasbourg outragée, Strasbourg brisée, Strasbourg martyrisée, mais…» publié dans Alternative libertaire en mars, puis un passage d’un tract d’AL Alsace accusant l’Otan de «préparer les futures guerres pour le contrôle des ressources de la planète».
Camarades du Figaro, c’est trop d’honneur !
Ce pillage dénué de discernement — et de déontologie bien sûr — nous amuserait si nous ignorions que Le Figaro remplit ici une mission gouvernementale : celle de préparer l’opinion à un déchaînement de violence policière au sommet de l’Otan. Comme la pantalonnade de Tarnac l’a montré, la furie «antiterroriste» de la Place Beauvau a pour seul but d’empêcher la contestation du système capitaliste de se faire entendre, en une période de crise où elle peut rencontrer plus d’écho que jamais.
Alternative libertaire, 31 mars 2009.
26 mars
Auray (56)
Les groupes libertaires Ferrer (Lorient) et Lochu (Vannes)
organisent une causerie libertaire « le développement
durable, c’est de la foutaise ! Du développement à la
décroissance, quelle société voulons-nous ? » au Café
Billabong, à 20h30. Entrée libre. Pot offert par le tenancier.
28 mars
Rochefort-en-Terre (56)
Le café de la Pente projette dès 19h00 le film « the take »
sur les entreprises récupérées en Argentine en 2001 et
organise dans la foulée une discussion sur l’autogestion.
Des membres du groupe libertaire Lochu (Vannes)
interviendront. Entrée libre. Infos :
Un petit clip de 2mn 25 sur le pourquoi et le comment reconduire la grève du 19 mars 2009. L’occasion aussi de rappeler le rôle démocratique et autogestionnaire que peuvent jouer les AG dans le mouvement social…
EXPOSITION
La CNT Rennes vous invite à partager les samedi 21 et dimanche 22 mars à partager des instants de mémoire et d’histoire autour d’un conflit :
1930-1975 : L’ESPAGNE ET SES REPUBLICAINS POUR TEMOINS
“Un peuple qui ne connait pas son passé est condamné à le revivre”
Les éditions Tirésias nous permettent de découvrir des humains humbles et effacés qui ont écrit l’histoire de nos libertés et de notre République avec leur sang, leur sueur et leur espoir.
Faire émerger ces hommes du silence et leur rendre dignité et honneur, eu égard à l’importance de leur rôle dans le développement de notre société.
En présentant cette exposition, notre objectif est de contribuer à restituer la mémoire et l’histoire à nos jeunes générations pour leur permettre de s’approprier leur passé et de construire leur futur, l’avenir d’une autre société et d’un autre monde.
Venez visiter notre exposition le samedi 21 et le dimanche 22 mars 2009, à partir de 14H00
Chez Ramon et Pedro
45 Rue Duhamel, 35000 Rennes (Métro : Gares)
Samedi 21 Mars à 19H, visite guidée et débat :
Michel Reynaud et Véronique Olivares vous convient à une visite guidée, suivie d’un débat sur la Guerre civile espagnole et l’action des exilés espagnols durant la Seconde Guerre Mondiale.
Pour contacter les Editions Tirésias : Pour contacter les syndicats CNT de Rennes :
06/79/37/78/62 CNT Union Locale de Rennes, BP 30423, 35004 RENNES CEDEX
www.editionstiresias.com 02/99/53/32/22. cnt35@cnt-f.org
www.cnt-f.org
Le STE-CNT 35 a décidé d’éditer après chacune de ses assemblées générales une lettre d’information à destination de ses sympathisant-e-s afin de les tenir au courant de l’actualité sociale, politique et autres dans l’Ille-et-Vilaine, dans le secteur de l’Education, notamment. Cette publication (exclusivement électronique) a donc pour but de vous communiquer le plus souvent possible les dates de réunions publiques, d’AG, de rassemblements, de manifestations et d’autres évènements pour que vous puissiez aussi y participer.
Salutations anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires et à bientôt dans les luttes !
Lettre d’information aux sympathisant-e-s n°7
19 mars : Grève interprofessionnelle. A Rennes, manifestation au départ de la place de la gare à 11h00.
Tract de l’UL CNT de Rennes :
« Même massive comme elle l’a été le 29 janvier, la mobilisation ne servira à rien si elle ne s’inscrit pas dans la durée.
Ne nous cachons pas derrière l’immobilisme des syndicats bureaucratiques. C’est l’exemple des travailleurs de la Guadeloupe qui se sont organisés collectivement pour obtenir satisfaction dont il faut s’inspirer maintenant.
C’est comme ça que nous pourrons aussi faire céder nos ennemis de classe. Parce que nous les travailleurs, ensemble, avons le pouvoir, en bloquant l’économie, d’instaurer un rapport de force décisif avec le patronat et le gouvernement.
Les lycéens aussi nous ont montré que la lutte paie en obtenant cet automne le retrait de la réforme des lycées. Total, Continental nous montrent chaque jour que, crise ou pas, les patrons n’ont que faire de nos vies.
QUI SÈME LA MISÈRE RÉCOLTE LA COLÈRE ! Il est temps de préparer la grève générale reconductible et, puisque personne ne le fera à notre place, mettons-nous y dès aujourd’hui. Les bases revendicatives de la CNT sont claires : Pas de revenus inférieurs à 1600 € net par mois ; Augmentation de 300 € net pour les salaires jusqu’à 2 fois le SMIC réévalué ; Paiement à 100 % du chômage total ou partiel ; Requalification des CDD en CDI et titularisation sans condition de tous les précaires du public ; Abrogation de la LRU ; Hausse du nombre de postes dans les services publics ; Gratuité des transports en commun et des soins médicaux pour tous ; Plafonnement des loyers et des produits de première nécessité ; Retour aux 37,5 annuités de cotisation retraite ; Régularisation de tous les travailleurs sans-papiers ;
L’Union Locale des syndicats CNT de Rennes prend ses responsabilités. Elle appelle tous ceux qui veulent continuer la lutte sans plus attendre à se retrouver après la manifestation pour une première assemblée générale.
AG kézako ? Les assemblées générales sont nécessaires dans un mouvement revendicatif. Elles permettent à tous de s’exprimer et de prendre collectivement des décisions (élaborer les revendications, reconduire ou suspendre une grève par exemple). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L’AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non les décisions venues d’ailleurs (de directions syndicales et politiques). Tous ont la parole (syndiqués ou non syndiqués). On peut parler en son nom propre et, si on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l’AG comme tribune syndicale). Un compte-rendu des résolutions prises doit être écrit puis diffusé et rendu accessible. »
Tract du Syndicat CNT intercorporatif du Finistère :
« QUAND ON NE PEUT PLUS SUPPORTER L’INSUPPORTABLE, ON A RAISON DE SE RÉVOLTER !
Qui trime ? c’est toi. Qui produit les richesses ? C’est toi. Qui engraisse les patrons, les actionnaires, les rentiers, les vampires financiers ? C’est toi !
Qui finance le bouclier fiscal, les cadeaux aux patrons, les milliards aux banques ? Qui peine à payer ses impôts, les taxes de toute sorte ? Qui tire la langue en fin de mois ? Qui voit en noir son avenir et celui de ses enfants ? C’est toi, encore toi, toujours toi !
“LEUR” argent domine le monde. L’argent qu’ils t’ont volé en sous-payant ton travail, ils le jouent par millions en bourse, ils s’en engraissent. EUX, les exploiteurs, les parasites, les notables, les dirigeants de tout bord et de tout poil, ils ne doivent leur prospérité insolente qu’à ton travail. Pour eux, crise ou pas, tout continue comme avant : Luxe ostentatoire, croisières, palaces dorés, rollex …
POUR TOI pendant ce temps, c’est nettement moins bling-bling : Chômage, temps partiel, baisses de salaire, licenciements, recul de l’âge de la retraite, diminution des prestations sociales, restrictions … Tes prochaines vacances, tu ne les passeras ni sur le yacht de Bolloré ni dans une suite à 3500 $ la nuit chez un milliardaire mexicain narco-blanchisseur.
Les travailleurs n’ont pas à supporter les errements du capitalisme. Cette société d’injustices et d’inégalités est née de fortunes héritées, de l’appropriation par quelques-uns des richesses produites par beaucoup, Notre objectif final est la construction d’une société autogestionnaire fondée sur la répartition égalitaire du travail et de ses fruits.
AUJOURD’HUI, GRÈVE GÉNÉRALE … ET APRÈS ?!
La grève générale interprofessionnelle est à la base des grandes conquêtes sociales. Allons-nous en rester au défilé plon-plon sans lendemain ? Seule une grève générale reconductible se donnant comme objectif la satisfaction de revendications nous mettra en position de force.
– Pas de revenu, par salaire ou allocation, inférieur à 1500 € net par mois.
– Augmentation de 300 € net pour les salaires jusqu’à 2 fois le SMIC réévalué.
– Paiement à 100% du chômage total ou partiel.
– Requalification des CDD en CDI, titularisation sans condition de tous les précaires du public.
– Gratuité des transports en commun et des soins médicaux pour tous.
– Plafonnement des loyers et du prix des produits de première nécessité.
– Retour aux 37,5 annuités de “cotisation retraite”
– Régularisation de tous les sans-papiers.
Suivons l’exemple des Guadeloupéens !
Organisons-nous en assemblées générales décisionnelles pour sortir de l’impasse de la “cogestion” du système par les organisations syndicales. Rassemblons-nous dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles, dans les quartiers, travailleurs actifs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public et du privé. Élaborons ensemble un projet de société qui définisse nos priorités (Éducation, la santé, les transports, etc.) »
21 et 22 mars : Exposition 1930-1975 : l’Espagne et ses républicains pour témoins chez Ramon et Pedro (45, rue Duhamel, Rennes).
28 mars : Manifestation régionale pour la régularisation de tous les sans-papiers à Rennes, départ de la place de la Mairie à 15h00
La politique du Ministre de « l’Immigration et de l’Identité Nationale » nous inquiète : objectifs chiffrés de reconduites à la frontière ; incitation à la délation ; cartes de séjour payantes ; tests ADN ; frontières européennes fermée conjointement avec les pays extérieurs, rarement démocratiques ; réduction des budgets de l’hébergement des demandeurs d’asile ; durcissements constants des conditions d’entrée et de séjour, qui n’ont comme seul résultats l’augmentation du nombre de sans papiers ; remplacement de la Cimade dans les centres de rétention par des organismes différents d’une région à l’autre, moins formés au soutien et à l’aide aux étrangers et réduites au silence…
Nous disons que cela suffit et qu’il n’y a qu’une seule solution : la régularisation immédiate de toutes les personnes sans papiers !
Premiers signataires : le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE), le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Relais Etrangers, le Réseau Education Sans Frontière (RESF), le Réseau Université Sans Frontière (RUSF), la Confédération Générale du Travail (CGT) Rennes Sud-Est, la Confédération Nationale du Travail (CNT), l’Union syndicale Solidaires, le Mouvement des Jeunes Communistes Français (MJCF), le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), la Souris Verte, Alternative Libertaire (AL), La Fédération, la Fédération Anarchiste (FA), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti de Gauche (PG), Les Verts…
Site du Collectif rennais de défense du service public d’Education : http://www.collectifeducation35.com…
Communiqué confédéral du 22 janvier 2009 :
Nomination de Brice Hortefeux au ministère du travail : quand le sécuritaire s’invite dans les politiques sociales.
Après avoir été le sinistre inaugurateur du détestable ministère « de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale », faisant remonter à la surface les odeurs putrides et nauséabondes de la xénophobie d’Etat, Brice Hortefeux vient d’être nommé au ministère du Travail ( et de la famille, et de la ville).
Nous n’avons pas oublié qu’en 2007, M. Hortefeux avait prévu d’affecter par décret des inspecteurs et contrôleurs du travail au ministère de l’immigration, transformant ainsi leur fonction originelle de protection des droits minimaux accordés aux travailleurs face à leur patron, en un supplétif du contrôle policier des travailleurs étrangers. Cette décision, finalement retirée devant la levée de bouclier de tous les syndicats de la profession, s’inscrit dans la lignée d’une politique de répression qui veut fait croire aux travailleurs que le chômage est dû aux étrangers que la clandestinité force à occuper les emplois les plus précaires et les plus mal payés.
Pour la CNT, cette politique ne dépend pas d’une personne ; elle s’inscrit dans une stratégie des gouvernants, de gauche comme de droite, visant à diviser les travailleurs entre nationaux et non nationaux, afin de détourner leur colère de leurs vrais exploiteurs : les capitalistes, et l’Etat qui protège leurs intérêts. Mais la nomination au ministère du travail de celui qui a osé organiser une réunion européenne sur l’immigration à Vichy, symbole qui hante notre mémoire à la manière d’un cauchemar nous poussant à rester constamment éveillé, sonne comme une provocation inquiétante. Elle s’inscrit dans la longue liste des mesures visant à détourner les fonctions sociales que beaucoup de fonctionnaires, contractuels ou précaires du secteur public exercent avec conscience, en instruments délateurs et complices de la répression, notamment des jeunes des classes populaires et des étrangers.
La CNT appelle tous les travailleurs de ces secteurs à résister à cette dérive sécuritaire, et à refuser les pratiques de délation et d’exclusion qui n’ont rien à voir avec le métier de travailleur social, de soignant ou encore d’inspecteur du travail.
Après les grèves des travailleurs sans-papiers pour leur régularisation, cette nomination honteuse nous exhorte à réaffirmer notre unité de classe avec les travailleurs de tous les pays.
Contre les divisions sécuritaires, travailleurs français, immigrés, jeunes, vieux, homme ou femme… même patron, même combat !
Communiqué confédéral du 18 février 2009 :
La colère de la Guadeloupe est notre colère à tous
Les cris de rage et de révolte qu’on entend gronder depuis la Guadeloupe trouvent écho dans la colère de tous les exploités, de la Martinique à la Réunion, de la Polynésie à l’Hexagone, et même, au-delà de ces frontières administratives, dans le coeur de tous ceux et celles qui font les frais du capitalisme et de sa crise.
La révolte massive et populaire de nos camarades guadeloupéens a révélé le mépris que ressentent au fond les dirigeants patronaux et leurs alliés gouvernementaux pour les classes populaires, qui tombent toujours en premier sur le champ de bataille économique.
L’État et la patronat guadeloupéen se sont illustrés par leur attitude néo-coloniale qui veut que c’est toujours aux marges de l’empire que l’on exploite et qu’on réprime le plus violemment, en comptant sur l’indifférence présumée de la métropole. L’État français a-t-il déjà oublié la révolte des banlieues françaises de 2005 quand Sarkozy avait joué le même rôle de pompier pyromane qu’il joue maintenant par l’intermédiaire de son laquais Yves Jégo ? Après un mois de grève générale en Guadeloupe et bientôt 15 jours en Martinique, la seule vraie réponse qu’il a adressée aux populations, ce sont ces charges de gardes mobiles proférant des insultes racistes et tabassant les manifestants (jusqu’à envoyer des responsables syndicaux à l’hôpital).
Face à une telle injustice, un tel mépris, la CNT apporte tout son soutien aux travailleurs et travailleuses, aux chômeurs et aux chômeuses, aux jeunes et aux précaires de Guadeloupe, de Martinique, de La Réunion et de Guyane, ainsi qu’aux revendications de leurs collectifs de lutte (LKP, Collectif du 5 février, etc) . La CNT exprime son indignation face aux violences policières qui ont provoqué l’embrasement de l’île, et appelle toutes et tous à manifester dans la rue leur soutien à cette lutte exemplaire. La CNT exige également le retrait immédiat de toutes les forces de l’ordre, policières ou militaires, actuellement déployées dans les Antilles, et la libération immédiate de tous les interpellés.
Malgré l’attentisme des directions syndicales, les travailleurs, chômeurs ou précaires de l’Hexagone n’attendent que de pouvoir suivre l’exemple montré par nos camarades aux Antilles. Pour la CNT, la meilleure réponse que nous devons apporter à cette politique du mépris et de l’injustice sociale, c’est d’étendre le mouvement de grève générale à tout le pays. Pour exiger une nouvelle répartition des richesses pillées au profit des actionnaires, seul un mouvement général de grève et de blocage, populaire et autonome, dont la conduite est décidée par les travailleurs eux-mêmes en assemblées générales, peut faire plier les gouvernants.
Qui sème la misère récolte la colère ! Soutien à nos camarades antillais ! Révolte syndicale, grève générale !
Communiqué du STE-CNT 35 du 2 mars 2009 :
Le Syndicat CNT des Travailleurs de l’Education d’Ille-et-Vilaine condamne la répression policière contre les manifestations de ces derniers jours : de soutien à la grève en Guadeloupe puis universitaires.
La violence policière sans sommation a fait cinq blessés étudiants – qui ont été hospitalisés – le jeudi 26 février lors de la tentative pacifique d’envahissement de la rocade.
La forte présence policière (CRS et Brigade Anti-Criminalité) lors cette manifestation témoigne d’une volonté toujours grandissante de criminalisation du mouvement social.
Face à ce mouvement, nous n’admettons pas que la seule réponse des tenants du pouvoir soit la répression. Le STE-CNT 35 témoigne de sa solidarité avec les blessé-e-s, avec tout ceux qui luttent, tout ceux en butte à la répression.
A bas l’Etat (toujours) policier !
Document PDF